par là : ce lieu désigné comme “au contour” a disparu. Il reste dans ma mémoire, vivace et pourtant flou. Entre l’école et le contour, dans mes yeux d’adulte, vingt mètres, quelques pas… mais le contour, dans mes itinéraires d’enfant, c’était le commencement d’ailleurs. Le départ des aventures solitaires. Aller au contour, c’était sortir du village, sortir d’un périmètre sous influence, c’était la porte sur le monde extérieur. Le contour : un tournant sur la route, un ravin d’un côté; de l’autre, des prés et des érables sur les murets, en pente douce.
Maintenant : un parking, et le lieu sans nom des conteneurs à ordures…

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